Focus pathologie

Seulement 3% de la population souffre de scoliose. De vraie scoliose, c’est à dire d’une scoliose le plus souvent idiopathique, sans cause décelable. Alors pourquoi ce mot est-il aussi couramment et improprement employé ? Scoliose idiopathique, attitude scoliotique, le point sur ces pathologies et l’apport de la chiropraxie.

Qu’est-ce qu’une scoliose ? Une attitude scoliotique ? Qui touchent-elles ?

La scoliose est une torsion permanente du tronc, liée à une rotation des vertèbres les unes par rapport aux autres. Cette déformation de la colonne vertébrale est responsable d’une bosse (ou gibbosité) visible lorsque la personne qui en est atteinte se penche en avant. Un rachis touché par la scoliose présente également une modification de ses courbures naturelles. C’est d’ailleurs à l’intensité des courbures (angle de Cobb) que l’on confirme le diagnostic de scoliose. A partir de dix degrés, une scoliose légère est avérée. La scoliose touche 1% des enfants de 8 à 15 ans, plus particulièrement les filles qui sont huit fois plus touchées que les garçons.

L’attitude scoliotique est quant à elle beaucoup plus courante. C’est une déviation réductible de la colonne vertébrale. Cette déformation résulte le plus souvent soit d’une mauvaise posture adoptée par l’enfant ou de membres inférieurs de longueur inégale.

Scoliose, attitude scoliotique : quel diagnostic ?

La scoliose idiopathique se développe le plus souvent durant la croissance. Pour cette raison, il est recommandé de faire examiner le dos des enfants et des adolescents chaque année. La détection précoce est indispensable à une prise en charge adaptée.

L’examen minutieux du dos de l’enfant debout doit permettre de déceler une éventuelle asymétrie au niveau de la taille ou des épaules. En le faisant se pencher en avant, une déformation du dos en forme de bosse est recherchée.

Si l’attitude scoliotique ne présente pas de gibbosité, c’est bien la radiographie qui confirme le diagnostic différentiel. Lors d’une attitude scoliotique, il n’y a ni gibbosité ni rotation  des vertèbres à l’imagerie médicale. Au contraire, s’agissant d’une scoliose, cet examen permettra de confirmer l’existence de la pathologie et de la mesurer. Dès lors, un suivi régulier doit permettre d’établir son éventuelle évolutivité, qui conditionne le traitement.

Scoliose et attitude scoliotique, quels traitements ?

En cas de courbure inférieur à 20 degré et de scoliose non évolutive, la pathologie est bénigne et nécessite peu de traitement. Un suivi chiropratique régulier favorise le maintien d’une bonne posture et limite les douleurs. Si la scoliose de l’enfant est évolutive, le port d’un corset orthopédique est le plus courant. Il prévient le risque d’aggravation des courbures pathologiques. En cas d’échec des traitements orthopédiques, la chirurgie peut être envisagée. Les traitements orthopédiques et chirurgicaux peuvent être associés à une prise en charge chiropratique pour plus de confort.

Le chiropracteur peut également contribuer à la prise en charge de l’attitude scoliotique en traitant les causes de la mauvaise position adoptée et en proposant des exercices posturaux, par exemple.
Sources : www.ameli.frwww.irr-nancy.frwww.acatoday.org


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